Enfin un syndicat pour un prix du lait rémunérateur

Publié le 31 Mars 2010

Sans-titre-151.jpgLa Coordination Rurale du centre

 

 réunion APLI : présentation de l’Office du lait, par Pascal Massol

Contexte :


L’APLI est en train de créer un Office du Lait (O.L.), qui ambitionne de devenir le 2e opérateur sur le marché en France. L’objectif est de contrebalancer l’influence de la FNPL, qui ne défend plus la base depuis longtemps et de revendiquer un prix du lait dans un cadre régulé sur le plan européen, afin de garantir un prix rémunérateur.


Des réunions comme celles‐ci sont organisées dans tous les départements afin de collecter des promesses d’adhésion à au nouvel Office, promesses qui représentent déjà 20% du quota français.

 

L’essentiel de la réunion :


Après une rapide présentation de l’évolution des prix par Yannick ESNAULT, président de l’APLI de Sarthe, Pascal MASSOL prend la parole pour expliquer aux 150 auditeurs la nécessité de mettre en place un Office du Lait, qui défendrait véritablement l’intérêt des producteurs.


Le prix du lait est resté stable de 1986 à 2009 : 275 € ; mais les charges ont toutes doublé. Il aurait fallu que le prix du lait suive la même évolution. La FNPL se réjouit de l’accord signé ce mardi 30 mars alors que lesproducteurs continueront de perdre de l’argent.

 

Dans le Finistère, 3500 exploitations sur 8000 ont fait une demande de RSA !

 

En France, 800 agriculteurs se sont suicidés en 2009 !


Morceaux choisis de l’intervention de Pascal MASSOL : « Pendant 30 ans, les producteurs ont laissé faire. Ils se
sont occupés à produire mais ont oublié de vendre et d’autres se sont occupés de leurs affaires à leur place ».

 

Les expressions utilisées par les éleveurs sont significatives :

« A qui tu DONNES ton lait ? », « qui est‐ce qui te PREND ton lait ? ».


« Ce n’est pas en gagnant en productivité que l’on gagnera mieux notre vie. Il s’agit au contraire de
travailler moins pour gagner plus».


« Les bretons ne veulent pas produire plus mais assurer leur revenu ». « Ca s’arrêtera quand vous, producteurs, aurez décidé que ça s’arrête ». « Il faut penser à ceux qui viennent après ».


Pascal MASSOL n’y va pas par quatre chemins avec la FNPL :

 

« il y a des traîtres […] Ces gens‐là, c’est la pègre ! Depuis 30 ans, ils cautionnent tout ! ».

 

Il faudrait limiter les mandats des dignitaires de la FNSEA pour commencer. Les messieurs de la FNSEA qui ont fait le déplacement sont piqués au vif. On les repère à la zone où personne n’applaudit. Un Fédé lance « ce que vous racontez est honteux», alors que Paul de MONVALON (APLI 49) intervient.

 

Un autre dit : « l’APLI démarre fort dans un contexte très morose et c’est facile de nous atteindre.
Mais on a pas attendu les crises pour réagir ».


Un auditeur répond aux Fédés : « vous n’avez toujours pas compris ce qui se passe vous !» ; un autre : « Prenez donc des cours du soir !».


MASSOL : « ce n’est pas la base qui me gêne mais Lemétayer ». Hervé RUEL (APLI Sarthe) explique qu’il était Fédé
FNPL avant mais qu’il était à coté de la plaque. « L’APLI propose une solution qui peut marcher et il faut oublier
les querelles syndicales ».

 

Difficile tellement la responsabilité de la FNSEA dans le naufrage collectif est grande… Un marché dérégulé profite aux intermédiaires tandis qu’un marché régulé profite aux producteurs et aux consommateurs.

 

Le tout est de savoir quel choix veulent faire les politiques.


La réponse aux problème du lait doit être européenne et soutenue politiquement. Il n’y a qu’à regarder l’exemple du pétrole : l’OPEP gère les volumes donc les prix.

 

Edgar Pisani soutient la démarche de l’APLI : « Vous avez raison mais il faut trouver la tactique politique pour passer ».

 

Lire :

 

 

OL = Office du lait
APLI = Association des Producteurs de Lait Indépendants
OPEP = Organisation des pays exportateurs de Pétrole
FNPL = Fédération Nationle des Producteurs de lait
FNSEA = Fédération Nationale des Syndicats des Exploitations Agricole

Rédigé par Didier

Publié dans #Producteur laitier

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Fastidieux 31/03/2010 21:58



Ce sont bien les intermédiaires et spéculateurs financiers qui exercent des monopoles destructeurs.


Vous consommateurs et nous agriculteur éleveur nous avons les mêmes sollicitude mais pas opposée pour le prix du litre de lait.


Bon courage