Le devoir de production de l'Union Européenne, un sérieux problème

Publié le 23 Octobre 2011

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Habilement présentées, les propositions de la Commission européenne pour la PAC 2014-2020 n’en posent pas moins de sérieux problèmes.

Le moindre n’est pas l’exigence que 7 % des terres arables de chaque exploitation aient le caractère de « surfaces d’intérêt écologique » (jachères, haies, bandes enherbées en bordure de cour d’eau, bordures de champ non cultivées, arbres) - et donc soient improductives - sous peine de suppression d’une partie significative des aides communautaires.

Les agriculteurs européens remettent en cause dans cette mesure dite de «verdissement de la PAC» sa dimension de jachère masquée, c’est-à-dire l’irréalisme du taux, non le principe. En France, où une mesure similaire s’applique à hauteur de 3% depuis 2 ans, les autorités viennent précisément de renoncer à imposer un taux de 5 %.

Elles ont compris qu’il en serait résulté trop de dommages pour de nombreuses exploitations sur le plan économique. Cela illustre l’inconséquence de la Commission européenne qui affirme que le verdissement ne doit pas (trop) entraîner de coûts et contraintes supplémentaires pour les agriculteurs.

Autre inconséquence, comment l’Europe, en suivant une telle proposition, pourrait-elle respecter son engagement de produire plus pour relever le défi de la sécurité alimentaire dans le monde ?

Cet engagement, elle l’a dûment affirmé au G20 agricole en juin dernier à Paris et la Commission l’a clairement répété dans l’énoncé des objectifs de la réforme de la PAC.

Rédigé par Didier

Publié dans #Europe

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