Le problème de l'agriculture, c'est surtout l'abus de pouvoir de l'administration

Publié le 18 Mars 2010

En France, lesSans-titre144.jpg fonctionnaires des DDAF ont tellement peur pour leur carrière qu'ils préfèrent appliquer les règlements jusqu'au bout de leur imbécillité et de leurs contradictions. Il n'y a plus de place pour la simple humanité ou la simple intelligence pour résoudre une affaire simples.

L'Etat n'a plus les moyens de mettre des agronomes sérieux aux commandes et il met des vacataires payés avec un lance-pierre pour gérer une paperasse monstrueuse.

Tant qu'on ne remettra pas le droit des entreprises agricoles , qui sont aussi familiales, au dessus du droit des fonctionnaires à protéger leurs petites carrières, il y aura disparition du métier inexorablement.

Ce qui tue l'envie d'être agriculteur, c'est le sentiment d'être seul contre tous et en particulier contrôlé de partout, plusieurs fois par an, avec des lettres insupportables de gens qui leur donnent des leçons de morale, assis le cul sur leur chaise.

Combien de jeunes agriculteurs ont attendu leur paperasse des DDAF, parce que Mme Truc'muche devait prendre ses congés en priorité ?

La question des prix est certes intéressante, mais on oublie de dire que la Politique Agricole Commune est un compromis politique pour éviter d'exposer directement nos paysans au libéralisme déchaîné des petits pays européens du nord qui ont tué leur agriculture depuis longtemps.

alors, pitié pour la PAC. Vous verrez que quand elle aura disparu, l'agriculture suivra l'exemple du textile et de toutes les industries délocalisées.

Lire: comment faire disparaître un acte administratif

Rédigé par Didier

Publié dans #Administration

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chapline petit jedi 30/03/2010 18:50



et c'est peu de le dire...


Chaque rencontre d'éleveur me mène aux mêmes constats.... pire, on pourraît parler du fléau de notre nouveau siècle (en plus des autres).


Mais quelles sont les solutions à court terme, pour sortir de l'impasse. Je milite pour une médiation active entre les divers partenaires, à l'échelle locale, mais c'est long (très long) à mettre
en place, ça demande une prise de conscience de chaque individu, une volonté de remise en question et de consensus... et certains se demandent avec droit pourquoi ils devraient faire des efforts
!!!


Mais lire votre blog me réconforte, et me donne un peu de baume au coeur... L'anthropologie appliquée au conseil agricole doit trouver sa place, et j'espère que nous serons de plus en plus
nombreux à prôner une écoute des agriculteurs, une volonté de co-construire avec eux les politiques de demain, en valorisant leurs savoirs-faire et leur énergie au service du territoire, de
l'humain et de l'alimentaire...


 



nane 19/03/2010 12:23


C'est comme sur la route quand un radar vous colle un PV

on prend l'argent où il est, mais on ne sait pas ce qu'ils en font !


Calais 19/03/2010 07:55


Contrôle

Et ben moi j'ai voulu être honnète en signalant des incidents de culture.

Et bien ils sont venus me contrôler.

Je ne sais pas s'ils avaient leur carte de géomètre expert, en tout cas, j'ai touché beaucoup moins que prévu !

J'aurai du fermer ma gueule, qu'ils m'ont dit !