LES RISQUES DU MÉTIER ET LEURS LIMITES

Publié le 8 Février 2010

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Malgré de bonnes récoltes dans la plupart des régions, le revenu des exploitations céréalières, qui avait déjà régressé de 31% en 2008, aura reculé de 53% l’année dernière selon les chiffres du ministère de l’Agriculture. Il se sera établi en moyenne à 15 200 € avant impôt et cotisations sociales propres aux agriculteurs.


Risques du métier, diront certains.


Acceptable pour le résultat de 2009 à quelques nuances près – face à la dépréciation du dollar, Bruxelles n’a rien fait pour faciliter les exportations communautaires de céréales et désencombrer ainsi le marché intérieur- ce commentaire ne pourra l’être pour celui de 2010, qui s’annonce similaire.


Tandis qu’un redressement du marché paraît peu probable, les effets de la baisse des charges seront annihilés par l’amputation des aides de la PAC en grandes cultures décidée spécifiquement en France pour 2010 il y a un an.


De nombreuses exploitations se trouvent donc exposées à un risque élevé de subir deux années consécutives de revenu lourdement négatif et de disparaître. En décidant cette amputation brutale sous le prétexte aventureux que les prix des grains seraient durablement élevés, le Gouvernement a commis une lourde faute. Il doit maintenant l’assumer en donnant aux céréaliers les moyens de faire face.

 

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Rédigé par Didier

Publié dans #Blé info

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