Maastricht: 40 % d'exploitations pauvres

Publié le 11 Octobre 2009

 

Les hommes et les femmes politiques se donnent l'illusion de réagir positivement, mais en vérité rien ne bouge !


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D'après une étude de l'institut National de la Recherche Agronomique (INRA), à la fin des années quatre-vingt-dix 40 % des exploitations agricoles génèrent un revenu par actif à temps complet inférieur au SMIC. Ainsi, dirigeants d'exploitations, petites et moyennes, ou encore ouvriers agricoles, près de la moitié de ces prolétaires des champs qui s'affairent à nourrir la France sont classés par les statistiques dans la catégorie des " travailleurs pauvres".

Douze ans après la signature du traité de Maastricht, le résultat parle de lui-même. En vingt ans, l'Union européenne a perdu 6,1 millions d'actifs agricoles. Depuis 1990, le nombre d'exploitations (7,3 millions dans l'Union européenne) Baisse en moyenne de 3 % l'an.

Premier pays pour la production agricole dans l'Union européenne de Maastricht devant l' Italie et l'Allemagne, la France fait face à plusieurs problèmes. Le nombre d'exploitations décroît rapidement: 1 017 000 en 1988, 784 800 en 1995, 664 000 en 2000. L'arrivée de jeunes exploitations ne compense pas les départs.

L'échec de la charte à l'installation gouvernementale de 1995 (12 000 installations envisagées, moins de 8000 dotations jeunes agriculteurs réalisées) illustre le peu d'attrait à entreprendre dans les professions agricoles dans ce contexte d'aggravation de la crise. Le revenu agricole moyen par actif en baisse de 4 % en 1999 continue de chuter en 2000.

Et encore, en 2002, le revenu agricole par actif en termes réels recule dans presque tous les pays de l'Union européenne. En France, au terme d'une vie de dur labeur, les minimums retraite pour une carrière complète sont de 523,88 euros mensuels pour les chefs d'exploitation et de 418,60 euros pour les conjoints et aides familiaux ! (Source: Agreste)

Les groupes de pressions du lobby agricole veillent au grain et ne se privent pas d'inviter députés et sénateurs "ruraux"  à des petits-déjeuners et autres rendez-vous pour obtenir lois et décrets à leur avantage.

A Paris comme à Bruxelles, tout est bon pour s'approprier marchés publics, voix d'élus, détourner d'enquête du député François d'Aubert et de ses collaborateurs publié dans deux ouvrages de référence aux titres de "coup de torchon sur Bruxelles" et "Main basse sur l'Europe: enquête sur les scandales de Bruxelles" en disent long sur les méthodes du lobby et d'autres réseaux qui manipulent, achètent, corrompent, tuent au besoin, au profit d'intérêts privés.

Rédigé par Didier

Publié dans #Agriculture; Agriculteur

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