Marché Unique ou Marché inique ?

Publié le 18 Juillet 2010

 

En re-national1.jpgisant la gestion des OGM, la Commission européenne pense ainsi parvenir à faire sauter les verrous qui ont jusqu’ici permis de protéger notre continent des risques non maîtrisés d’une pollution irréversible de l’environnement par des cultures génétiquement modifiées.

En effet, compte tenu des règles du marché unique qui régissent les échanges au sein de l’UE, il sera rapidement impossible de faire face aux distorsions de concurrence induites par l’utilisation de semences OGM dans certains pays et leur interdiction dans d’autres.

 

Ce sont les producteurs eux-mêmes, jusqu’ici ultime rempart pour les consommateurs et l’environnement contre les poussées des lobbies pro-OGM et de la Commission, qui vont devoir utiliser les OGM et donc avoir à faire pression sur leur gouvernement pour en obtenir l’autorisation.

 

Ce sera pour eux le seul moyen de rester concurrentiels vis-à-vis des autres producteurs des quelques Etats-membres laxistes qui auront largement autorisé les cultures de différentes espèces génétiquement modifiées.

Il faut rappeler le seul pouvoir politique démocratique de l’UE - les gouvernements et le Parlement européen - à assumer ses responsabilités en rejetant ces propositions de la Commission.

L’urgence n’est pas de proposer ce marché inique aux Etats-membres, mais de mettre en place une véritable instance européenne d’expertise indépendante, pluraliste, pluridisciplinaire et transparente, qui puisse se prononcer valablement sur l’innocuité à long terme des cultures de végétaux OGM, tant pour la santé que pour l’environnement.

Rédigé par Didier

Publié dans #Europe

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