Pourquoi le métier de paysan ne nourrit plus son homme

Publié le 27 Avril 2010

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Autrefois, quand on disait ; "ben mon enfant, il sera paysan, parce qu’il est pas doué à l'école"
Et quand on voit le résultat aujourd'hui, il ne faut pas que des bras bien costaux, et travailler pour travailler. Cela ne suffit pas !

Un état d'esprit, motivé par vouloir vivre à la campagne, en liberté, par tous les temps ; (pluie, froid, soleil brulant...) avec des revenus incertains. Et surtout, ne pas oublier qu’il faut être un peu à la pointe de nouvelles techniques, poussé par les : (aux revenues très certains) DDAF, ADASEA, Chambre d’agriculture,  etc…

 

(Nous sommes plus en l'an 50 !)


En 2010, on découvre que les agriculteurs sont le 1er métier où il y a le plus de suicide !!!
La PAC y est pour quelque chose, suivi par des obligations contraignantes de l’administration
Au début, quand on disait quelque chose, on nous répondait :


- « Pourquoi tu rouspètes, tu touches des primes PAC, alors tu la boucles... ! »  Alors, on la boucle.


Mais comme la motivation est la plus forte, alors on continue à bosser « la tête dans le guidon ».  Pour les frais des coopératives, des groupements et des dettes de banque, qui  s'accumulent !


Il y a des déclarations PAC faites par les DDAF, ou par les coopératives. Lorsqu’ il y a faute sur l’exploitation, ces instances ne prennent aucune responsabilité à leur charge ; C’est toujours l’exploitant, seul, qui subit, et qui est sanctionné. Est-ce bien normal ?


(y-a-t’il pas lieu à avoir de drôle d’idée en tête ?)

Et pour toutes ces choses, dans la tête, ça commence à se dégrader, psychiquement, et la santé se dégrade.
Le monde rural n’est pas l’industrie. L’agriculture investit à long terme. Une récolte par an, un veau par an.

L’industrie produit en cycles cours, avec un retour rapide sur investissement.

Sournoisement, il y a le stress des papiers administratifs à remplir, les mises aux normes à effectuer, la banque qui prélève des frais très importants sur des ouvertures de crédit à cour terme, en attente du versement de la PAC.

Le voisin qui se fait contrôler, et on apprend bien plus tard qu’il a eu des soucis avec la PAC, qui lui causera des désagréments sur sa ferme. (Un contrôle PAC, c’est pour trouver quelque chose, y-a rien d’innocent).


Agridif peut être une solution, à condition de ne pas être trop endetté, si c’est le cas, il n’y a plus aucune de solution. (Alors quelle solution, si ce n’est de tout laisser tomber, déposer le bilan, et laisser à des mains plus ou moins scrupuleuses, qui vont bien se rémunérer, quand vous, vous demanderez le R S A ! )    

 

Et la bousculade pour s’approprier de votre bien.


Sois disant que c’est l’ORDINATEUR qui choisit les exploitations à contrôler, au hasard, sur on n-sait quel critère bizarre. L’administration appelle cela des contrôles inopinés !


Bref, au moment de remplir les déclarations  PAC, c'est avec  la peur au ventre qu’on essaie de bien faire,  mais au moment d’un contrôle, on constate bien des interprétations différentes en administration bureau et sur le terrain.
Dans ce cadre là, comment ne peut-on pas développer des syndromes désagréables ; (alcoolisme, fatigue, dépression…et le célibat)

C’est bien connu ; l'Administration n’a aucune attitude humaine, et ils ne savent pas ce qu’est une procédure contradictoire !  Même quand ils ont des doutes sur votre cas, ou qu'ils ne vous aiment pas, (ou d’autres raisons que je n’ose dire), vous pouvez être sûre qu'ils viendront faire un tour chez vous pour vous contrôler !!!


Pour certains, c'est chaque année que la DDAF contrôle leur exploitation ! Cela s’appelle la courte paille !


Tant que c’est caché au fin fond des campagnes  et que cela arrange tout le monde, c’est l’OMERTA  auprès de toutes ces officines agricoles, même si les médias s’intéresseraient  en parler.


Vous pouvez mourir à petit feu, crevé. Il y en a qui sont devenus SDF.

Y-a des exploitations où les agents de l’ONIC  n’y mettent jamais les pieds. (Les hauts fonctionnaires y vont chasser pour leurs loisirs, mais chut). Ces exploitations ne sont même pas aux normes.


C’est bien beau de demander le R S A. Mais ne serait-il pas plus intelligent et judicieux de vendre les produits à son coût de production, sans avoir à réclamer pitance !


Ce R S A qu’on  accorde, à condition de laisser tomber l’exploitation.


Avec un montage de créance abusive, pour un remboursement d’emprunt anticipé qu’on ne peut contester, puisque le tribunal du Commerce approuve, et que l’avocat qui défend les banques osera dire sur vous que « vous ne savez pas travailler »sur un dossier défendu avec nonchalance.


Et quel autre alternative quand on voit le nombre de travailleurs sans emploi, et que l’on doit  chercher du travail !
La colère est la réaction qu’on peut avoir face à l’injustice et la maladresse des administratifs.
On cache aux médias et aux politiques ce qui se passe dans les campagnes.

 

C’est facile de traiter les agriculteurs de gars ignares.


Depuis 1992, la FNSEA, grand syndicat de France qui brille par son intelligence, sous l'égide d'un "sois disant" président bien payé ; Le Métayer, qui se permet de crier haut et fort que les agriculteurs sont en souffrance, et qu'il omet d'avancer que les dix milliards distribués "mystérieusement" chaque année, c'est l’œuvre de la FNSEA.


La FNSEA, c’est une bande de copains qui profitent de la souffrance des agriculteurs pour réclamer de l’argent, qu’ils se distribuent entre eux. Ils n’en ont que faire des autres agriculteurs, qui ne font pas partis de leur syndicat. Ils répondent d’aller voir notre avocat, alors qu’ils ont un Service Juridique !


Il y a des pratiques frauduleuses, où aucune culpabilité n’est mise en cause. (un agriculteur du Loire et Cher qui fait une déclaration fausse et mensongère, cent million d’euros distribué pour le fonctionnement du syndicat, sans aucune utilité)


« Il y a des métiers nobles du devoir bien accompli »

En 40 ans, un million de paysans en moins dans notre pays. La France a mal à son agriculture. Le métier de paysan ne nourrit plus son homme : depuis 6 mois, 40 000 agriculteurs se sont inscrits au RSA. Parmi eux, combien ont dû se rendre aux restos du cœur pour manger à leur faim ?


20 % des 600 000 exploitants encore en activité sont considérés comme des travailleurs pauvres.
La Politique Agricole Commune a soutenu ce système à coups de subventions qui ne suffisent plus aujourd’hui. Les paysans veulent gagner leur vie par leur travail, pas par l’aumône.

 

Le suicide toujours un mot tabou dans les statistiques de la MSA

Rédigé par Didier

Publié dans #Administration

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