Sondage pour la libre commercialisation des céréales

Publié le 10 Juin 2010

Sans titre 18

98 % des agriculteurs sondés se déclarent favorables à la suppression de l’agrément de « collecteur agréé » qui maintient un véritable privilège dans le commerce des céréales.

 

Les agriculteurs remettent donc en cause très majoritairement ce mode de fonctionnement de leur filière devenu archaïque et démontrent ainsi leur volonté de raccourcir les circuits.


Aujourd’hui, avec le développement des observations satellites, de l’informatique, des déclarations d’assolement, ce système de concentration administrative de la collecte, mis en place en 1936 lors de la création de l’office du blé, ne se justifie plus.


Le fait d’interdire des transactions entre, par exemple, un producteur de grains et ses voisins éleveurs constitue une entrave à la liberté du commerce.


Ce désir de libre commercialisation est général quelque soit la tendance syndicale des agriculteurs hormis une infime minorité, syndiquée ou non.


Ces résultats sont surprenants alors que les dirigeants des syndicats FNSEA/JA, Orama (AGPB, AGPM et FOP) et de Coop de France avaient pesé de tout leur poids pour que cette évolution de pratique n’aboutisse pas dans le cadre de la Loi d’orientation agricole votée fin 2005.

 

Seule la Coordination Rurale est donc en phase avec les revendications du monde agricole. Bien que son amendement au projet de Loi de Modernisation Agricole repris par les sénateurs socialistes ait été rejeté par la majorité du Sénat elle l’a déposé à nouveau auprès des députés.

 

Il serait inconcevable que ceux‐ci, qui s’affirment unanimement en faveur du développement des circuits courts, ne le soutiennent pas.


Comme les éleveurs laitiers, les céréaliers constatent que leurs intérêts ne sont pas défendus par certains de leurs dirigeants syndicaux qui se retrouvent en porte‐à‐faux avec leur base.

 

Ce problème n’est pas hélas limité à cette question de libre commercialisation, il est général.

 

L’OPG invite les agriculteurs à bien réfléchir avant de prendre « une carte » et à refuser tout prélèvement de cotisations syndicales sur leurs livraisons de grains, réalisé sans leur consentement, par ces collecteurs agréés, et au profit de structures qui ne défendent pas les producteurs.

Rédigé par Didier

Publié dans #Agriculture; Agriculteur

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